Mon parcours
L'athlète.
La patiente.
La praticienne.
Avant de devenir praticienne, j'ai été une personne en quête de réponses. Avant d'accompagner les autres, j'ai dû apprendre à prendre soin de moi. Après sept années d'errance médicale, un corps que je ne reconnaissais plus et une carrière sportive interrompue, la phytothérapie s'est imposée à moi alors que je pensais avoir épuisé toutes les autres possibilités. C'est alors qu'est née la conviction profonde qu'une autre voie existait.
Pendant des années, je me suis sentie incomprise. Mes symptômes étaient traités séparément, sans que l'on prenne le temps de considérer ma santé dans son ensemble. Je passais d'un spécialiste à l'autre, avec le sentiment de ne jamais avancer. J'ai fini par comprendre que si je ne reprenais pas ma santé en main, personne ne le ferait à ma place.
Découvrir une approche plus globale de la santé a profondément changé ma manière de voir les choses. Pour la première fois depuis longtemps, je retrouvais le sentiment d'être actrice de ma santé, de comprendre davantage mon corps et de participer pleinement aux choix qui le concernaient.
Choisir une approche qui laisse au corps le temps de retrouver son équilibre demande de la patience. Une approche qui s'intéresse à la personne dans son ensemble plutôt qu'à un symptôme isolé, qui cherche à comprendre avant d'agir et qui reconnaît que chaque parcours est unique. C'est ce choix que j'ai fait. Et je le referais sans hésiter.
Cette histoire est celle qui m'a conduite jusqu'ici. Elle est aussi la raison pour laquelle j'accompagne aujourd'hui chaque personne avec autant d'écoute, de respect et de conviction.
« Je ne vivais plus vraiment. Je survivais. Jusqu'au jour où j'ai décidé de ne plus attendre que quelqu'un trouve les réponses à ma place. »
01 · Le début · Et la fin
Quand mon corps a changé les règles du jeu.
J'étais nageuse en natation artistique de haut niveau, avec l'objectif d'intégrer l'équipe de France. J'étais disciplinée, exigeante, et je connaissais mon corps comme le connaissent les sportifs : ses limites, ses signaux, son langage, ses besoins.
Puis mes premières règles sont arrivées.
Dès le premier cycle, la douleur est devenue omniprésente. Les entraînements sont devenus de plus en plus difficiles, jusqu'à parfois devenir impossibles. En quelques mois, les traitements hormonaux se sont succédé. Puis les associations de médicaments, les injections, et enfin des antalgiques toujours plus puissants. Quelques années plus tard, prendre quotidiennement des médicaments pour simplement réussir à fonctionner était devenu ma normalité.
À l'entraînement, je faisais des malaises. Mon nez se mettait à saigner sans prévenir. Les blessures se multipliaient. Mes performances diminuaient et, avec elles, le rêve auquel je consacrais toute mon énergie.
Peu à peu, je me suis éloignée de mon propre corps. Ce n'était pas un choix. C'était une manière de tenir. J'avais le sentiment que ce corps ne m'appartenait plus, qu'il m'empêchait de vivre la vie que j'avais imaginée.
Je ne vivais plus vraiment. Je survivais.
Puis les médecins m'ont interdit de poursuivre le sport de haut niveau. Les risques pour ma santé étaient devenus trop importants. Ma carrière sportive prenait fin.
En tant que sportive, je connaissais mes limites, ma force physique et mentale. Puis, progressivement, tout s'est effondré, jusqu'à ne plus savoir qui j'étais.
02 · Incomprise · Diagnostiquée
Des années d'errance médicale.
Pendant sept ans, j'ai multiplié les examens et les consultations. J'ai rencontré de nombreux spécialistes sans qu'aucun ne puisse expliquer ce qui m'arrivait. En revanche, beaucoup ont fini par remettre en question ce que je ressentais.
« Vous n'avez rien. » « Tout est dans votre tête. » « Vous vous mettez trop de pression. » « Vous voulez simplement être parfaite. » « Vous n'êtes peut-être pas aussi résistante que vous le pensez. »
À force d'entendre ces mots, on finit par douter de soi. J'ai commencé à croire que j'étais trop sensible. Que j'exagérais. Que cette douleur était peut-être normale. Que, d'une certaine manière, j'en étais responsable.
Puis le diagnostic est enfin tombé : une endométriose, associée à un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), une fatigue chronique et un profond déséquilibre métabolique. Mettre enfin un nom sur mes symptômes a été un immense soulagement. Je n'inventais pas ma douleur.
Mais cette réponse s'est accompagnée d'une autre, beaucoup plus difficile à entendre : il n'existait pas de solution durable.
Les traitements se sont poursuivis. De nouveaux traitements hormonaux. Une intervention chirurgicale. Une ménopause artificielle. Des antalgiques toujours plus puissants, jusqu'à devoir prendre quotidiennement de la codéine pour réussir à vivre à peu près normalement. Et malgré tout, la douleur était toujours là.
À un moment, j'ai compris que je ne pouvais plus continuer ainsi.
03 · Phytothérapie · Santé holistique
Prendre ma santé en main.
J'étais convaincue qu'une autre voie existait. J'étais tout aussi convaincue que personne ne la trouverait à ma place. J'ai donc pris une décision qui allait changer le cours de ma vie : reprendre ma santé en main.
La pandémie m'a offert une chose qui m'avait toujours manqué jusque-là : du temps. J'ai commencé à lire, à apprendre, à comprendre. Je me suis plongée dans l'étude du corps humain, de ma maladie et des approches globales de la santé. C'est à cette période que j'ai découvert une première formation en ligne d'initiation à la phytothérapie.
Au départ, j'avançais avec prudence. Après des années de traitements et de déceptions, je n'attendais plus de miracle. J'avais simplement besoin de comprendre. Progressivement, j'ai commencé à expérimenter sur moi-même, après avoir fait le choix d'arrêter les traitements qui ne m'apportaient plus de bénéfice.
Les premiers mois ont été faits d'essais, d'ajustements et parfois d'erreurs. Rien n'était spectaculaire. Rien n'était immédiat. Mais, pour la première fois depuis des années, je sentais que quelque chose changeait. Mon énergie revenait peu à peu. Je retrouvais progressivement une qualité de vie que je pensais avoir perdue.
Pour la première fois depuis des années, j'avais le sentiment de reprendre le contrôle de ma santé, de mon corps et de mon esprit.
Peu après, mes proches ont été les premiers à me faire confiance. Ma mère, pour ses douleurs liées à l'arthrose. Ma sœur, pour son anxiété et ses troubles du sommeil. Mon père, sujet à des infections ORL récurrentes. Mes deux grands-mères, l'une pendant son parcours de soins après un cancer du sein, l'autre pour une inflammation chronique.
Pour chacun d'eux, j'ai préparé des formules différentes. J'ai appris à adapter les plantes à la personne, et non uniquement au trouble présenté. J'observais les résultats, j'ajustais les préparations lorsque c'était nécessaire et je continuais à apprendre.
Je peux le reconnaître aujourd'hui avec le sourire : certaines de mes premières préparations étaient loin d'être parfaites. Mais elles m'ont appris une leçon essentielle. C'est à ce moment-là que j'ai compris que je voulais me former sérieusement à la phytothérapie et à la naturopathie.
04 · Formation · Pratique clinique
De patiente à praticienne.
J'ai alors intégré une formation complète en phytothérapie et en naturopathie, de niveau universitaire, couvrant la phytothérapie occidentale, la médecine traditionnelle chinoise et l'Ayurveda. Soucieuse d'approfondir mes connaissances, j'ai également effectué, de ma propre initiative, six mois de pratique au sein d'un dispensaire de médecine traditionnelle chinoise.
Au cours de ma formation, j'ai réalisé plus de 500 heures de consultations en clinique pédagogique. J'y ai accompagné des personnes confrontées à l'endométriose, au SOPK, à la fatigue chronique, aux allergies, à l'infertilité, au cancer, à des troubles métaboliques ou encore à des pathologies liées au stress. Leurs histoires me semblaient familières — non pas parce que je les avais étudiées dans des livres, mais parce que, d'une certaine manière, je les avais moi-même traversées.
Je suis également diplômée en massage crânien Ayurvédique, une pratique issue de la tradition ayurvédique qui complète aujourd'hui mon accompagnement. Enfin, je puise naturellement dans la tradition française de la phytothérapie, avec laquelle j'ai grandi. Les plantes ont toujours fait partie de mon quotidien, bien avant de devenir mon métier.
05 · Résilience · Retour aux sources
La sagesse du magnolia.
J'ai grandi sous les branches d'un magnolia, dans le jardin familial. C'était mon refuge, mon endroit à moi. Dans mon esprit d'enfant, je n'imaginais pas qu'un jour il puisse disparaître.
Puis, un jour, une tempête l'a déraciné. J'étais inconsolable. Les adultes me répétaient qu'il ne repousserait jamais. Pourtant, chaque jour, je continuais à arroser la terre où il se trouvait autrefois. Avec l'obstination qui m'a toujours caractérisée, je refusais d'abandonner l'idée qu'il puisse renaître.
Un matin, une jeune pousse est apparue. Aujourd'hui, il domine à nouveau le jardin. Presque aussi haut que la maison, c'est toujours le premier que je vois lorsque je rentre chez moi.
Des années plus tard, le magnolia est revenu dans ma vie d'une manière inattendue. Pendant ma formation, j'ai passé de nombreuses heures à étudier son écorce et ses bourgeons, à les manipuler, à découvrir leurs propriétés et leur place dans la pharmacopée chinoise. Un soir, en rentrant du dispensaire, j'ai vidé mon sac et un bourgeon est tombé sur la table. Je l'avais rapporté sans même m'en rendre compte. Je l'ai ramassé et je l'ai gardé précieusement.
Il est naturellement devenu le sujet de mon mémoire de fin d'études, qui a reçu les félicitations du jury et m'a valu l'honneur de prononcer le discours de promotion lors de la cérémonie de remise des diplômes. Jamais je n'aurais imaginé cela le jour où, enfant, j'arrosais obstinément une terre que tout le monde pensait stérile.
Le magnolia m'a appris que la résilience n'a rien de spectaculaire. Elle demande du temps, de la patience et de l'attention. Elle se construit souvent en silence, longtemps avant que l'on puisse en voir les premiers signes. C'est cette leçon qui m'accompagne aujourd'hui dans chacune de mes consultations.
06 · Ma pratique · Mon engagement
Aujourd'hui.
J'accompagne principalement des personnes dont le parcours fait écho au mien. Des femmes confrontées à des troubles hormonaux, à l'endométriose, au SOPK, à la périménopause ou à la fatigue chronique. Des personnes vivant avec des maladies complexes ou des symptômes qui peinent parfois à trouver des réponses. Des sportifs, des personnes très actives ou simplement épuisées, qui souhaitent retrouver leur énergie, mieux récupérer ou prendre soin de leur santé autrement.
Je consulte en français et en anglais, en ligne comme en cabinet, au Royaume-Uni comme à l'international. Mon accompagnement s'appuie sur la phytothérapie occidentale, la naturopathie, la médecine traditionnelle chinoise et l'Ayurveda. Chaque programme est entièrement personnalisé, parce qu'aucune personne, aucun parcours et aucun corps ne se ressemblent.
Au fil de mon parcours, j'ai compris qu'un diagnostic ne raconte jamais toute une histoire. Ma mère et ma grand-mère ont toutes deux vécu avec des douleurs chroniques. Pourtant, leurs histoires, leurs besoins et leur manière de réagir aux plantes étaient profondément différents. Ce qui convenait à l'une n'aurait pas forcément convenu à l'autre.
C'est cette conviction qui guide aujourd'hui chacune de mes consultations : comprendre la personne dans sa globalité avant de chercher à soulager ses symptômes.
Si vous vous reconnaissez dans une partie de cette histoire, je serais heureuse d'échanger avec vous.
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